PARANOÏD est dans PANAMA !

paranoïd

 « Spontanéité, c‘est le maître mot de Paranoïd, que ce soit
dans l‘écriture de groupe ou dans le jeu, le groupe maîtrise
son sujet. Des textes sincères sur des mélodies simples, accrocheuses
mais poétiques, accompagnés d‘une orchestration riche et
innovante; toujours actuelle. »

Paranoïd rejoint notre programme d’accompagnement, avec un rock actuel, mature, fondé sur le diptyque d’un chant maîtrisé oscillant entre le dur et le doux, et d’une musique aux riffs accrocheurs et populaires.

Le coup de cœur Rock de la sélection PANAMA !

https://www.facebook.com/paranoid.officiel/

 

ISCLE DATZIRA est dans PANAMA !

Iscle Datzira

Rencontré l’an dernier, Iscle Datzira rejoint le programme PANAMA pour 2018 et sa musique enveloppe le bureau des Musicophages depuis des semaines !

Jeune saxophoniste, disposant déjà d’un univers et d’une maturité musicale remarquables , Iscle vous fera virevolter au gré de ses classiques de jazz revisités, de ses improvisations maîtrisées, et de ses mélodies caractérisées d’une technique sans concession. Une superbe découverte, à suivre de près !

Découvrez le au naturel sur le bord de la mer à Barcelone, sa ville natale.

https://www.facebook.com/iscledatziramusic

https://www.iscledatzira.com/

 

Gofannon est dans PANAMA !

Gofannon

Aujourd’hui, nous avons choisi de vous faire découvrir Gofannon, un autre artiste découvert par Les Musicophages et en accompagnement dans le parcours PANAMA.

« Puisant sa force dans la musique traditionnelle et les visions sylvestres les plus archaïques, Gofannon mélange les genres, les ambiances et les langues pour délivrer une musique folklorique d’un caractère puissant, grave, ou formidable, selon les circonstances… »

Projet porté par Samuel Méric, nous proposant une musique pagan-folk,  ambiante et acoustique,  accompagnée tantôt de chant Occitan, tantôt de chant Suédois, Gofannon vous nimbe d’un manteau de brume montagneuse et vous guide le long d’un sentier rocailleux, presque inquiétant, jusqu’à la salvatrice percée d’une voix chaleureuse à travers les nuages, réchauffant l’écoute et les âmes !

https://www.facebook.com/gofannon/

https://gofannon.bandcamp.com/releases

Humberto Pernett, grand fou du Carnaval de Barranquilla.

Pernett - Photo by Johanna Guevara

En France on aime Onda Tropica, Quantic, Bomba Stereo… Mais la fusion de l’ancien et du moderne, c’est lui qui l’a lancée au grand public. Humberto Pernett c’est l’enfant espiègle de la musique colombienne. Depuis 2003 il compose et produit des mélodies traditionnelles avec des synthétiseurs, le tout mêlé a du reggae, de l’électro, et d’autres sons modernes. Zero tabous pour ce magicien qui a préféré la véritable création plutôt que de tomber dans la récupération commerciale de la Cumbia. Résultat : il a tourné dans le monde entier et enregistré 6 albums jusqu’à devenir le père de la musique fusion colombienne . Notre reporter Omar l’a rencontré lors de sa déambulation fêtarde au Carnaval de Barranquilla. Témoignage.

Quiconque est allé au Carnaval de Barranquilla, peut attester que l’on y perd son âme à force de danser avec les rythme affro de la Colombie. La journée, ce sont les défilés traditionnels avec costumes, batailles de mousse, et chars, qui sont à l’honneur, la nuit, la ville se transforme en un festival de concerts éparpillés partout dans les rues. C’est dans cet entre-deux, à 20h, entre chien et loup, que je suis allé voir Humberto qui se reposait sur sa terrasse en compagnie de sa copine. En bon carnavalero, il avait défilé sur un char et décoré sa maison de têtes de morts énormes : le courant est passé tout de suite. Nous avons bien rigolé en parlant de musique, de tout et de rien, avant que je parte continuer faire la fête, avec la promesse de nous revoir dans un cadre plus sérieux pour faire une vraie interview.

Nous nous sommes revus à Bogotá la veille de son concert pour un entretien d’une vingtaine de minutes. Malheureusement mon enregistreur n’a pas résisté à mes périples caribéens de plages, sable, et désert à 40 degrés, et l’enregistrement s’est dégradé. Je ne peux que vous offrir la traduction de la manière dont il se présente sur son site internet, et qui résume très bien les propos d’un musicien de cette taille :

« Je suis une personne qui appartient au milieu alternatif, ma musique est une alternative à ce qu’on entend à la radio, un échappatoire aux choses classiques, ordinaires. Ma musique est une contre-culture mais elle est accessible à tous car ses racines sont populaires »

Chose marrante en Colombie, quand vous allez à une soirée alternative, que ce soit sur la chaleureuse côte, ou dans la fraîcheur des villes des montagnes, vous aurez droit au hit Optimo Positivo, premier tube de Pernett, et qui est un véritable voyage électro-reggae dont le refrain est chanté par tous les jeunes colombiens. À écouter sans modération dans le lien ci-dessous.

Vous pourrez avoir accès à toute la discographie de la bête sur son site internet. Notamment son dernier album Siembra solo amor, qui mêle une house latino  composée de vieux synthés, gaitas, marimbas, maracas, et autres percussions colombiennes.

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INGRID OBLED dans PANAMA !

Ingrid Obled

Troisième retenue de cet appel à projet (et nous en sommes fiers !), Ingrid Obled pose ses valise dans PANAMA, et son univers avec. Loin de la musique d’ambiance, du remplissage sonore ou d’une supercherie faite de frivolités,  Ingrid envoûte et invite, son public se fige, hypnotisé, capturé, découvrant un instrument traditionnel finlandais, joué de main de maître, et sublimé par l’utilisation de réverbérations et de boucles lui accordant un écho sans précédent. Un instant en suspens, une ponctuation salvatrice dans notre imaginaire, dont on ressort à voix basse.

« Un univers à part avec sa vièle à archet finlandaise (nyckelharpa), sa contrebasse et son looper. Un voyage, une traversée de carrures rythmiques différentes se superposant, où les repères de temporalité sont effacés. Ainsi s’ouvrent des espaces intérieurs. Une expérience envoûtante, hors du  temps… »

https://www.facebook.com/ingridobled/

 

DJENAVI !

DJENAVI

Chaque jour, nous allons vous faire découvrir un projet artistique basé à Toulouse et qui est accompagné par le Centre de Ressource des Musicophages au travers du dispositif PANAMA. L’occasion d’écouter des projets naissants et volontairement hybrides pour une découverte un peu différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans la ville rose. On démarre avec DJENAVI, un groupe découvert lors des auditions publiques au Bijou. Ce quartet propose une excursion musicale et lyrique, empruntant ci et là les codes de la musique de chambre, les sonorités orientales, le folklore balkanique, ou encore les structures modernes d’une musique contemplative et cinématique.

« Un soir d’hiver dans une maison froide. Un feu qui réchauffe et des  instruments qui se rencontrent. Presque vivants, ils donnent le goût de l’aventure. L’envie de créer ensemble, de saisir les vibrations pour les explorer, les transformer, l’envie d’attraper des notes pour les savourer, leur donner vie… »

https://www.facebook.com/Djenavi-1775562935805885/

 

 

Music Map, ou une autre façon de découvrir la musique !

Music Map

Sortez des plateformes d’écoute qui modifient votre façon de pensée et vous influencent pour vous ramener vers une musique faite pour ne pas être entendue mais consommée. Music Map est un petit site sans pub, qui crée autour d’un artiste, une galaxie d’autres artistes apparentés de près ou de loin et qui sont susceptibles de vous plaire. Chaque clic vous emmène vers d’autres artistes à découvrir ou non en fonction des affinités et de vos envies. Simple, rapide et hyper efficace et on ne vous vends rien. Enfin quelque chose d’objectif. Même si Music Map n’est pas nouveau, ce site offre une alternative nécessaire à partager et à consommer sans modération.

https://www.music-map.com/

 

PANGA NEBULA : La douceur de la Colombie

panga nebula photo

En direct de Bogotá (Colombie), par Omar notre correspondant !

Bogotá, connue comme ville des extrêmes, du bruit et du bordel, propose parfois des échappées mélodieuses qui peuvent surprendre mêmes les « bogotanos » les plus anciens. La Casa Kilele, centre culturel caché dans un quartier impopulaire est le théâtre de plusieurs de ces surprises. Je l’ai découvert a l’occasion du concert de Panga Nebula, un nouveau groupe qui fusionne musique traditionnelle colombienne et des sons électro incroyablement doux. Rencontre avec la nouvelle scène fusion.

On entre dans la salle, et l’ambiance et tout de suite chill… Les gens sont installés sur des chaises, noyés dans une pénombre intimiste. Daiana, chanteuse de formation traditionnelle caraïbéenne (cumbia, bullerengue, currulao…) entame des paroles poétiques avec une voix douce et à la fois puissante dans la tradition de la musique afro-colombienne. Elle chante sur les compositions d’ Orlando, basées sur des notes de guitare aériennes et des arrangements synthétiques. Je vous invite à revivre ce concert dans la vidéo de l’article, car le public en est sorti captivé. Je sympathise avec le duo une fois à la fin du concert. Le lendemain, entretien autour d’une pola (bière) pour parler du groupe et cette nouvelle scène colombienne.

D’où ça vient ce nom étrange de Panga Nebula ?

Daiana: « Panga » c’est un canoë en Colombie. J’aime ce nom car j’ai fait un parcours à travers les rivières et les mers, en même temps que nous nous sommes nourris de musiques du Pacifique. Alors Panga symbolise ces voyages géographiques et sonores que nous avons faits… Et « Nebula », eh bien nous ne nous proclamons pas de la musique traditionnelle, nous faisons une musique moderne, avec des instruments électro, des effets sonores… C’est un monde brumeux… Alors c’est comme si nous montions sur cette panga, que nous fassions ce voyage qui descend par les rivières, débouche sur la mer, pour finir sur les nuages.

Racontez-moi comment s’est passé votre rencontre, vous avez l’air de venir de mondes différents…

Orlando : Je viens du Rock, et j’ai toujours aimé composer, mais je ne suis pas à l’aise avec ma voix. On se connaît depuis un bon moment avec Dadia. On a fait la fête, on a participé à des buffs, et j’ai réalisé que j’avais enfin trouvé une voix qui me plait. Nous sommes un duo mais nous faisons appel à d’autres musiciens pour interpréter nos chansons en live et sur nos enregistrements… ça fait 12 ans que nous avons commencé à étudier la musique traditionnelle, le bullerengue, mais ce n’est que maintenant que nous nous professionnalisons. Nous prenons notre temps, en essayant de ne pas trop nous prendre au sérieux, et sans nous inquiéter pour passer à la radio.

Daiana : après tant d’expérimentations nous avons eu envie de partager nos chansons, car elles sonnent bien. C’est comme une berceuse pour l’âme, et on en a besoin. Nos compositions sont l’histoire de ce pays, ce sont comme des contes, des hommages doux… On demande pas au public de sauter et sauter, la musique ça peut aussi nous caresser avec des mélodies simples

Dans vos chansons la partie traditionnelle est suave, mais les mélodies électro aussi, étonnamment. Vous pensez que vous êtes en train de créer quelque chose de nouveau, ou que vous entrez dans une mouvance à la mode ?

Daiana : Tout a débuté il y a quelques années, quand les gens ont commencé à étudier la Gaita (ndlr: instrument typique du pays), à voyager à San Jacinto, apprendre avec les vieux maîtres, ensuite ils sont rentré en ville et ont fait un mix avec batteries, funk, world music… On a un terme ici, assez généraliste qui désigne cette mouvance comme « nuevas músicas colombianas« . Il y a de tout là dedans, mais j’espère que notre projet est différent, car nous avons cette prétention de calme, où on n’a pas peur que les gens s’endorment. Et s’ils s’endorment, eh bien, qu’ils en profitent ! J’aime définir notre musique comme un « arrullo sonoro » (berceuse sonore).

Quels artistes colombiens vous pensez que nos lecteurs devraient absolument écouter?

Orlando: Panga Nebula !

Daiana : Sonidos Enraizados et Reef Records. Des labels qui ont enregistré in situ ou en studio des vieux artistes traditionnels dans les villages du pays. Grace à eux le monde peut donc accéder à une musique qui est restée cachée longtemps. Le mieux c’est de s’ intéresser à ces nouveaux labels qui font découvrir des artistes inconnus ou oubliés.

https://panganebula.bandcamp.com/

http://www.ibermusicas.org/pt/catalogo/9843

https://www.facebook.com/Panga-N%C3%A9bula-1796955313652165/

L’interview finir par un cadeau du duo, jouant en acoustique leur chanson la plus emblématique du moment, Aguas Claras, que vous pouvez écouter via le SoundCloud du groupe. Je vous laisse découvrir aussi les labels cités en interview, en attendant les nouveaux articles sur la scène colombienne !

Omar

Saintes Glaces, la Mort du Dragon !

Lidwine, retirée des affaires musicales de son propre projet pour une autre aventure en Normandie où elle s’est installée avec son mari, refait surface avec un projet étrange porté par des maléfices normands et gothiques que l’on pourrait imaginer tout droit sortis de la série d’épouvante « Penny Dreadful » avec Eva Green. Les titres sont enregistrés à la maison avec son mari Rolando Torres Martin et c’est un pur bonheur d’entendre Lidwine chanter en Français. L’enchantement opère.

« Le projet ‘Nocturnes’ est né de la lecture d’un livre paru en 1845 « La Normandie romanesque et merveilleuse », un recueil des traditions, légendes et superstitions du pays normand écrit par Amélie Bosquet, écrivaine et romancière engagée, proche de Flaubert. Les morceaux de ‘Nocturnes’ sont de libres interprétations et transpositions de certaines de ces croyances et figures mythiques envisagées sous un angle féminin. Certains contiennent des enregistrements de sons ambiants réalisés de nuit dans la campagne du Cotentin.

https://www.facebook.com/saintes.glaces/

 

Parlana part III / Interview

parlana interview

Notre chroniqueur Omar Wild, termine son reportage avec une interview du créateur de Parlana :

Trois questions à Jody Vagnoni, créateur de Parlana.

Tu es Italien, comment as-tu eu l’idée de créer un événement tel que Parlana en Bolivie ?
J’ai vécu et voyagé dans plusieurs parties du monde, et à chaque fois je cherchais à rencontrer les habitants du pays, car je savais que ma perception du pays, en tant qu’étranger, était limitée.
Je trouvais ce lien très fort entre un étranger et les locaux, car l’étranger peut changer son point de vue sur la culture du pays, et les locaux peuvent comprendre les questionnements de l’étranger.
J’appelle ce lien une « co-construction »… Puis j’ai atterri en Bolivie en tant que volontaire, et j’ai connu beaucoup d’autres voyageurs qui cherchaient à communiquer. j’ai alors créé une réunion, comme un café linguistique en Europe, mais je voulais lui donner un nom original en Quechua, la langue locale. « Parlana » veut dire « parlons », sa sonorité est compréhensible par tout le monde. Cela a commencé tout petit, mais ça a très vite grandi car je ne voulais pas limiter l’événement au simple échange linguistique; il y a beaucoup de belles choses cachées en Bolivie, je voulais que l’événement devienne une occasion de découverte de la culture… C’est devenu une grosse gestion qui jongle entre sortie culturelle, et teuf! J’aime cette ambivalence entre le fait de se cultiver, et se détruire. En Bolivie aucun rendez-vous, même religieux ou autochtone, ne peut finir sans fête et sans destruction, fête et boisson.

Le tourisme de masse est très récent en Bolivie, avec des bons et des mauvais effets. Qu’en penses-tu ?
La Bolivie a un énorme avantage avec ses territoires que tout le monde connaît et ceux qui sont inconnus. Ce qui est connu c’est une sorte de zone de confort, La Paz, Salar de Uyuni, le Lac Titicaca. Très peu de voyageurs vont dans les villages et les vallées. La plupart sont juste de passage et veulent enchaîner les pays d’Amérique Latine. Mais ce qu’on ne mentionne pas, c’est l’impact que ce pays a sur les voyageurs étrangers. La plupart viennent ici avec de petites attentes et repartent en ayant vécu une expérience bien plus riche que celle vécue dans d’autres pays. Ici on peut pratiquer un tourisme alternatif de bonne qualité car rien n’est encore systématisé, et l’expérience vécue sera unique par rapport aux autres pays du continent, où tout reste encore à découvrir et à explorer.

Quels sont les prochains projets de Parlana en Bolivie et dans le monde ?
La Bolivie est un pays énorme, et il manque encore plein de services touristiques, comme les visites urbaines, la valorisation de la culture locale, le service personnalisé. Parlana est un service alternatif. Nous avons un nouveau projet qui s’ appelle Parlana Experience et qui a déjà gagné deux prix comme meilleur start up en Bolivie. Il s’ agit d’une plate-forme où les résidents proposent de partager leur savoir-faire avec des voyageurs. Ces résidents s’appellent les « gurus ». Il y a le guru culturel, festif, sportif, explorateur, féru de gastronomie, artisan, spirituel etc. Ces personnes ont leurs passions, leurs expériences, et leur vision de la Bolivie, qu’ils veulent partager avec des voyageurs. Par exemple je suis un « guru culturel », et je fais des retraites de cinq jours dans la vallée. Certaines agences proposent à le même type de services, mais elles n’ont pas un guru qui te propose un service personnalisé, un tour sur mesure, où il partage sa vie avec toi, et à un prix moindre, fixé par le guru… Ce n’est pas réservé qu’aux jeunes guides. Par exemple un des nos bénévoles a fait découvrir le lieu de vie d’une femme paysanne avec qui tu vas récolter des légumes et cuisiner un plat, puis tu vas te baigner sur la rivière qui passe à côté de sa maison. Cette femme est devenue un « guru » depuis. Et ça n’existe ni dans une agence touristique, ni dans Trip Advisor, Lonely Planet, ou autre site.

Omar W.

Crédits photo: Adrian Cardozo