Sharon Van Etten et Michael Cera, Do It Yourself…

Sharon Van Etten

Sharon Van Etten et Michael Cera se sont rencontrés dans un bar de nuit,  elle lui a proposé  de partager son studio de répétition et la collaboration est née naturellement. Si Sharon Van Etten est plus connue des français pour avoir sorti 4 albums dont le célèbre « Tramp » en 2012 et aussi avoir tourné dans la série Netflix « The OA », le canadien Michael Cera ne dira pas tout de suite quelque chose aux personnes qui écoutent de la musique puisqu’il a surtout été remarqué comme acteur dans des séries comme Juno ou Arrested Development.

C’est pour le documentaire Dina à sortir le 6 Octobre prochain (http://dina.film/) qui raconte l’histoire d’amour de Dina Buro, et de son fiancé Scott Lévin que les deux ont travaillé ensemble pour livrer un titre enregistré dans le studio de répétition avec un synthé Roland Jupiter 4 et une boite à rythme. Le résultat ravira les afficionados de la musique faite à la maison et les fans de Sharon Van Etten.

VL « L’amour me travaille quand la haine prend le relais »

Vous avez peut-être déjà vu le nom de Valery Lorenzo au bas des photos de Dominique A, de Sylvain Chauveau ou d’insectes en groupe, mais vous avez peut-être moins entendu parlé de lui en tant que musicien, écrivant des textes à la sensibilité ténue et discrète.  Aujourd’hui VL vient de sortir un nouveau titre qui tourne en boucle chez nous depuis ce matin « L’amour me travaille quand la haine prend le relais ». C’est beau tout simplement et on ne pense à rien d’autre. Son minimalisme nous porte.

Jane Weaver, nouvel album aujourd’hui !

Jane Weaver

Le 13 avril dernier on vous faisait découvrir le single « Slow Motion » de la mancunienne Jane Weaver, pour lequel nous avions un petit coup de coeur.  « Did you see Butterflies », le nouveau titre de l’album « Modern Kosmology » qui sort aujourd’hui emprunte à la vague revival shoegaze une lente montée rythmique avec des guitares entêtantes et répétitives qui pourraient nous rappeler un peu les guitares produites par Robin Guthrie pour l’album « Spookie » des Lush (4AD). Jane Weaver nous prouve une fois de plus qu’elle n’a pas qu’une seule corde à son arc et qu’elle fait rimer le mot métamorphose avec le mot virtuose. Elle jouera à La Maroquinerie à Paris le 2 Juin.

Alpaga dévoile sa « Flamme »

Alpaga

Les membres d’Alpaga auraient pu naître à Montreal dans la banlieue branchée de Vaudreuil, ils auraient fait la connaissance d’Arbutus Records et fait les premières parties de Braids, ils auraient passé leurs soirées à faire de la sérigraphie, mais le hasard en a voulu autrement. Une poignée de Eps en poche et nourri de cette musique pop indépendante qui pense et s’inspire en innovant de manière originale et douce, Alpaga envahit l’espace sonore d’atmosphères éthérées peu communes en France. « Flamme » leur troisième Ep vient de sortir et dévoile une production plus élaborée que les précédents, la naïveté des débuts a fait place à plus de maturité mais sans rien perdre de sa spontanéité comme l’excellent titre sugarcubien « Here to Dance ».
Enfin, Alpaga, dans ce qui semble être un Ep sans ambition, nous dévoile sa « Flamme » pour la musique, une ode à la douceur qui poursuit son voyage dans les arcanes atmosphériques pour notre plus grand plaisir.

ou

Ecoutez en AVP l’album de Kelly Lee Owens

Kelly Lee Owens photo

Le premier album de Kelly Lee Owens est en écoute sur NPR (New York Public Radio) en streaming et en avant première avant sa sortie le 24 Mars sur le label norvégien « Smalltown Supersound ».

http://www.npr.org/2017/03/16/520011729/first-listen-kelly-lee-owens-kelly-lee-owens

Entre musique électronique répétitive des années 2000 et Folk anglaise revisité 80s à la Virginia Astley, la jeune femme de 28 ans avait précédemment attiré l’attention avec une série de Eps sur son Bandcamp. Il plane dans l’album éponyme de la londonienne comme un léger retour à la Street Beat et si l’on pense parfois à Grimes c’est probablement parce que Claire Boucher à ré-ouvert la boite de pandore en multipliant les reverbs et les delays sur sa voix, ce que Kelly Lee Owens n’oublie pas de faire et c’est un poil assommant.  Mention spéciale pour l’excellent « Keep Waiting » où les références enfin oubliées font place à une personnalité plus complexe.

Ceux qui aiment la norvégienne Jenny Hval la retrouveront sur le titre Anxi.

Une série de concerts en Europe sont prévus et particulièrement en France à Toulouse, le 17 Mai pour une Waiting Room et à Paris le 11 Juin au Festival We Love Green.

https://www.facebook.com/kellyleeowens/