Tomberlin – Pépite folk venue de l’Ouest

Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose ici, nous même nous ne l’avons découverte qu’en mai dernier, lors de la dernière édition du festival This Is Not a Love Song, mais cette jeune américaine n’en demeure pas moins pleine de promesses…

De son nom complet Sara Beth Tomberlin, la jeune musicienne a débarqué il y a à peine plus d’un an avec son premier album intitulé At Weddings. Un opus tout en douceur qui nous ouvre pourtant la porte vers un monde  que la chanteuse a construit avec une voix puissante comme base.

A Nîmes, alors que nous faisions, pour la première fois, connaissance avec sa musique, la chanteuse avait réussi à remplir la salle du Club avec, pour seuls supports, sa guitare et un musicien qui l’accompagnait (tantôt au clavier, tantôt à la guitare). Il faut  bien l’avouer, cela n’était pas donné à tout le monde ! En effet, étant donné que le festival avait fait le choix de programmer plusieurs groupes/artistes sur les mêmes créneaux horaires, le flux des entrées et sorties était continu, le public allant et venant dans les différents lieux de concerts sans grande discrétion.

Cela n’a, pour autant, pas empêché Tomberlin de créer une vraie ambiance apaisante afin de nous faire vivre un instant hors du temps…

Si la voix prédomine dans la musique de cette artiste, ce n’est pas pour rien. Élevée dans un milieu très religieux, elle a commencé par chanter à l’église avant de s’en éloigner afin de faire vivre ses propres compositions. Reste que l’Américaine chante aujourd’hui avec beaucoup de justesse et une précision rare, ce qui donne une voix nous rappelant naturellement les chants religieux.

Outre la voix, Sara Beth s’accompagne, dans la plupart de ses morceaux, essentiellement de sa seule guitare sur laquelle elle joue des motifs plutôt simples mais efficaces, chers à la musique folk. C’est ce qui est le plus appréciable dans sa musique : tout y est en finesse, il n’y a rien en trop. Ajoutez à cela un équilibre parfait entre puissance, justesse et sincérité et vous obtiendrez une recette dont il ne faut pas passer à côté !

Tomberlin a grandi et élaboré son album dans un certain isolement et cela se ressent quelque peu dans sa musique, à travers ses morceaux intimistes, comme suspendus. L’univers de la jeune artiste semble également difficile à saisir dans son entièreté mais nul doute qu’elle en a encore sous le pied et qu’elle continuera de nous en dévoiler ses différentes facettes via ses prochaines créations…

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Susanne Sundfør panse nos plaies

Susanne Sundfor
On avait aimé les précédents albums de la norvégienne Susanne Sundfør et surtout « The Silicone Veil » sorti en 2012, qui avait fait connaître l’artiste au monde entier avec des titres et des vidéos troublantes et étranges telles que « White Fox » damant le pion à l’anglaise Bat For Lashes. Quelques collaborations plus tard dont le titre réalisé avec M83 pour la BO de Oblivion en 2013 ou encore le « never Ever » sorti l’année dernière avec Röyksopp avec qui elle avait déjà collaboré pour le tubesque « Running to the sea » ; la revoici dans le plus simple appareil et débarrassé des arrangements électroniques, dans un dépouillement folk qui met en valeur sa voix  magnifique, douce et parfois sombre. Le 29 septembre dernier, elle sortait son cinquième album « Music For People In Trouble » (PIAS) un album plutôt acoustique où la blonde nous offrait quelques unes de ces plus belles chansons au piano ou à la guitare dont le splendide « The Sound of War » qui tirera les larmes aux plus insensibles d’entre-nous. En novembre, elle tournera aux Etats-Unis et passera par la salle mythique anglaise le Shepherd’s Bush Empire, le 02 Mars. Espérons quelques dates en France, mais c’est pas gagné… L’album « Music for people in trouble » sur Deezer : http://www.deezer.com/fr/album/47498762 https://www.facebook.com/susannesundfor